BLOG JOURNALISME - Le quotidien d'un journaliste radio à Limoges
 
 
 

Vendredi 10 juin 2005
vu que mon boulot est plutot du genre prenant, et ben quand j'ai un moment de libre, je prefere passer un peu de temps avec des amis ou vivre tout autre moment de sociabilité que de laisser un mot sur mon blog. Désolé, jvais quand même essayer de reprendre du service mais à quelle échéance ?...
Jeudi 28 avril 2005

Article paru dans le Populaire...

 

Quand je découvre l'article, je suis speed, et par égocentrisme forcené, je survole vite fait et ne lit que ce qui me concerne ainsi que ce qui concerne mon collègue. Je tombe sur « (...) le blog est également très valorisant pour les « égocentriques » ou les « exhibitionnistes » qui s'ignorent, comme pour ceux qui souffrent d'une mauvaise image . A l'instar de Frédéric Boucher, journaliste à radio PAC en Corrèze, et de son "18 heures, le blog", Alexandre Blanc, du réseau des radios associatives du Limousin à Limoges, y est venu un peu par hasard. ».Je rigole. Ca taille. Je trouve ca bien qu'elle écrive ce qu'elle pense. Rien ne relie syntaxiquement "exhibitionnistes" à Alexandre Blanc, mais la juxtaposition des deux phrases suffit à comprendre le sens. C'est bien senti comme façon d'enrober le taillage. Du talent! Je me dis qu'effectivement, je suis peut-être égocentrique ; mais je ne pense pas être égoïste. Prétentieux, peut-être ? exhibitionniste ? je ne sais pas vraiment. Je photocopie. Je lirai le reste plus tard.

Plus tard dans la journée me revient en tête la conversation que j'avais eu par téléphone avec la journaliste. Elle m'avait parlé des blogs faits par les hommes politiques. Sa question était formulée sur le ton de la conversation entre bloggeurs amateurs, genre : "vous trouvez pas quand même que les hommes politiques qui font un blog, ça dénature un peu le blog, toutes les valeurs qui y sont liées ?". Je lui réponds, en gros, que "moi, ça me dérange pas. Que de toutes façons, à partir du moment où un homme politique parle, c'est évident qu'il faut prendre les mêmes précautions d'écoute que quand un homme politique fait n'importe quel type de discours. Mais qu'il faut pas exagérer et que c'est pas parce que c'est un outil de communication qu'il faut pour autant cracher dessus. Il faut juste en être conscient." Et justement de poser cette question sur la confiance à accorder au discours politique, je pense que c'est un discours assez grave parce qu'on englobe l'intégralité du discours politique dans la case "démago". Y a d'autres choses à écouter dans un discours politique, certes en gardant à l'esprit que entre autres, y a de la démagogie. Mais on ne peut pas résumer un discours politique à ca. Ca incite les gens à se désintéresser de la politique, donc de leur vie ! Mais bon, là je me fais un peu donneur de leçons. (en passant, je ne m'exempte pas de critiques sur moi-même, j'espère que ce blog le confirmera).

Bref, elle me relance à plusieurs reprises sur le sujet et je raccroche en me disant "ben dis donc, elle aime pas les blogs d'hommes politiques, elle". Dans son article, elle écrit : "ce nouvel usage du net peut aussi servir comme "thermomètre de l'opinion". Michel Moine, le maire d'Aubusson en Creuse se définit comme un "bloger des champs".

Je me dis que soit elle voulait m'entendre dire "ouais les politiques, c'est des démagos". Soit elle le pense elle-même et n'a pas osé l'écrire.

En tout cas, merci quand même d'avoir parlé de ce blog, si tu repasses.

Mercredi 23 mars 2005

11h, reportage. RDV 46 rue Turgot. La direction départementale de la jeunesse et des sports présente les résultats d'une étude sur l'impact socio-économique de la vie associative en Haute-Vienne. Enfin... la présentation officielle a lieu l'après midi avec délégué interministériel et tout le toutim. Mais vu que je suis tout seul et que j'ai un journal à préparer, j'évite autant que possible de me déplacer l'après midi. La déléguée départementale à la vie associative et le directeur adjoint de la jeunesse et sports m'attendent pour répondre à mes questions (notez l'incroyable prétention de la formule "m'attendent pour répondre à mes questions"). Le sujet m'intéresse d'autant plus que le réseau pour lequel je travaille est composé uniquement de radios associatives.

Les chiffres sont hallucinants. Je ne pensais pas que les associations avaient autant de poids. (2 exemples. Un quart des Haut-Viennois de plus de 15 ans sont bénévoles dans une association. 9,1 % des employés du privé sont salariés d'une association.

Problème : la recherche de financement demande plus de temps que la préparation des projets financés.

C'est justement pour ça que les radios associatives pour lesquelles je travaille se sont rapprochées. Elles ont créé deux postes : le mien et un autre pour faire rentrer de la tune en démarchant les annonceurs (administrations, collectivités territoriales, acteurs culturels, associations mais pas de privés) au nom du réseau pour leur vendre des espaces publicitaires sur l'intégralité du réseau. Et quitte à se rapprocher, autant lancer quelques projets ensemble comme le journal dont je m'occupe.

Je m'interroge sur cette idée de mutualiser les moyens pour pouvoir continuer à mener des projets. Il me semble que de plus en plus d'associations vont en venir à cette option. J'adhère au principe mais à condition de faire en sorte que chaque membre garde son identité. Malheureusement, ça me semble difficile à atteindre. Décider ensemble d'un projet commun, c'est faire des concessions et faire des concessions, quelque part, c'est participer à l'uniformisation culturelle.

J'espère que le réseau des radios associatives du Limousin saura préserver la diversité qui fait sa richesse. Je me rassure en me disant que ce réseau peut aussi devenir un support supplémentaire au service de cette diversité, un "lieu" d'échange qui peut mener à de nouveaux projets.

 

 

Je m'éloigne du clavier, me cale dans le canapé.

 

Je suis pensif...

 

 

 

J'ai trop fumé, moi, ce soir.

Mardi 22 mars 2005

 

Je me rends compte que depuis le premier article, j'arrête pas de râler. Je ne me pourtant pas aigri. Ca doit être le côté défouloir du blogg (je découvre). Mais en même temps que celui qui ne s'est jamais énervé sur un ordinateur me jette le premier commentaire.

La journée semblait parfaite. Journal bouclé dans un délai raisonnable. Ce qui signifie que je peux au mieux quitter le boulot à 18h (au passage, mon studio est dans un appart HLM au quinzième étage de la tour la pus haute de la ZUP). Journée parfaite donc jusqu'à l'heure fatidique de l'envoi du journal enregistré aux autres radios du réseau via serveur FTP (via le web pour les moins nets). Evidemment, impossible de se connecter, donc de livrer le journal. Et un rencard pour un reportage qui m'attend.

Plusieurs essais infructueux. Trop tard pour le reportage. Rendez-vous râté. Pardon à Laurent Bourdelas qui répétait une lecture en soutien à Florence Aubenas au théatre de la Passerelle.

En rentrant, j'installe un logiciel FTP sur mon ordi. Dorénavant, je peux livrer le journal aux autres radios à partir de mon plumard. Je retire ce que j'ai dit à l'ordi du studio cet après-midi...

 

Lundi 21 mars 2005

Les dimanches, je me speede pas. Je dois passer au boulot pour préparer le journal du lundi matin. J'y vais tranquillou. Ce qui est un peu relou, c'est de collecter les résultats sportifs du week-end. Faut attendre la fin des matches. Parfois la fin des autres matches de la même poule pour connaitre le classement. Et puis c'est pas toujours évident de savoir ce qui mérite d'être annoncé ou pas dans le cadre d'un journal d'infos régionales. Les rencontres de CFA 2 ? Les qualifications limousines pour les championnats de France junior de judo ? Est-ce qu'il faut continuer à parler des résultats des équipes dont on sait déjà, arithmétiquement, qu'elles ne seront ni championnes, ni relégables ? Et les résultats d'une équipe qui prétend à la montée en fédérale 2 et est en passe d'y parvenir ?

Bref, c'est le merdier.

La semaine prochaine, je vais faire un reportage sur le stage de l'équipe masculine de France espoirs de pétanque. Là au moins, je me poserais pas de question : je suis quasi-sûr que tout le monde s'en branle.

 

Samedi 19 mars 2005

14h30. J'émerge. Un café et je décolle. Toujours pas remplacé la chambre à air de mon vélo... Je pars à pied.

J'ai rendez-vous pour un reportage sur un atelier slam. Frédéric Nevchehirlian, prof de français, musicien, slammeur-poète est monté de Marseille pour animer cette séance avec des associations de quartier. A l'accueil de la médiathèque, on m'indique le pole patrimoine-Limousin. Drôle d'idée pour un atelier de slam : se poser un samedi après-midi au milieu des férus d'histoire régionale venus prendre des notes sur les poètes saint-juniauds du 19ème siècle.
Quand j'arrive au pôle, la documentaliste, emballée dans un ensemble violet, celui que sa mère avait mis pour Noël 1970, m'accompagne à la porte d'une salle de réunion. J'imagine, derrière la porte, un minot en pleine inspiration, en train de retenir toute l'attention. Je me dis : "non elle va pas frapper quand même... c'est bon, vaut mieux rentrer discrètement et aller se présenter discrètement". POC ! POC ! POC ! La conne...

 

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