14h30. J'émerge. Un café et je décolle. Toujours pas remplacé la chambre à air de mon vélo... Je pars à pied.
J'ai rendez-vous pour un reportage sur un atelier slam. Frédéric Nevchehirlian, prof de français, musicien, slammeur-poète est monté de Marseille pour animer cette séance avec des associations de quartier. A l'accueil de la médiathèque, on m'indique le pole patrimoine-Limousin. Drôle d'idée pour un atelier de slam : se poser un samedi après-midi au milieu des férus d'histoire régionale venus prendre des notes sur les poètes saint-juniauds du 19ème siècle.
Quand j'arrive au pôle, la documentaliste, emballée dans un ensemble violet, celui que sa mère avait mis pour Noël 1970, m'accompagne à la porte d'une salle de réunion. J'imagine, derrière la porte, un minot en pleine inspiration, en train de retenir toute l'attention. Je me dis : "non elle va pas frapper quand même... c'est bon, vaut mieux rentrer discrètement et aller se présenter discrètement". POC ! POC ! POC ! La conne...
Putain... Seulement quatre heures passées au travail aujourd'hui. Et en plus il fait beau.
Depuis deux mois que j'occupe ce poste de journaliste, j'ai pas passé une journée sans mettre les pieds au boulot et en général j'y reste plus de quatre heures. Même les dimanches. Alors des journées comme aujourd'hui, ça se fête...
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