Jeudi, la chaine de télé Demain ! vient tourner un reportage sur le réseau des radios associatives du Limousin. Séance interview. Pas évident à gérer quand on est au taquet et qu'on a un journal à boucler mais bon, je me prête au jeu avec plaisir bien que je ne sois pas très doué en tant qu'interviewé. Je préfère être de l'autre côté du micro...
Je livre mon journal du soir. Commence à préparer celui du lendemain matin. Fini de le préparer à 22h30. Et là, bug. L'ordinateur efface tout. Je suis volère. Je dois tout me retaper. Je me retape tout.
2h30. Le journal est prêt, enregistré. Plus qu'à l'envoyer... FTP Expert, connexion, attente de la réponse... Connexion impossible !
Mais au fait, on est le 1er avril. Coquin d'ordi ! Allez, arrête tes blagues, ça me fait plus rire.
3h. Connexion OK. Je transfère mes journaux.
Je rentre chez moi...
Bordel>..............................................>je range>.............................................>a y est !

21h26. En train de "livrer" (par FTP le journal aux autres radios (autant vous dire qu'en utilisant Internet en plus, l'ordi rame).
Dans mes oreilles, y a "la buche", le dernier album des "Suprêmes Dindes" que j'interviewe demain matin avec Coralie (RTF).
Bientot, y aura de la photo sur le blog. Grâce à ma pitite copine Fred. Tout à l'heure, y eu la gare, le train, tout cà, c'est chiant la distance (pas celle pour aller à la gare de Limoges mais pour Lille)
Juste envie de dire un mot de Frédérick, un collègue de la radio corrézienne Radio PAC. Je l'ai pas encore vu. Moi à Limoges, lui à Pompadour (ah ! la distance, Frédérick, euh... Frédérique).. Bref, je ne l'ai eu qu'au téléphone. De tous, c'est lui qui me fait "remonter" le plus de reportages. Et j'ai l'impression, par les reportages qu'il fait, par sa façon de travailler, par le fait qu'il tienne un blog (mais le sien est mieux, je l'ai mis dans les liens... <---là à gauche), j'ai l'impression qu'on se ressemble.
Je lui ai pas dit que je tenais un blog. Il va peut-être dire que j'ai copié... Peut-être même il pourrait le dire à la maitresse... ou à ma maman. Lui, c'est sur la vie de journaliste de campagne. Le concept est le même mais je pense que le contenu est différent. Si y a des curieux lecteurs qui lisent en ce moment parce qu'ils s'intéressent au quotidien d'un journaliste, je vous conseille de zieuter aussi le blog de Frédérick, vous verrez combien nos quotidiens sont différents et combien ils ne le sont pas.
Inauguration du WIFI à l'université de Limoges...
Question : combien d'étudiants sont pourvus d'un ordinateur portable et donc, susceptibles d'utiliser ce système de connexion à Internet sans fil ?
Réponse : Y en a assez pour justifier l'installation du réseau mais on aimerait qu'il y en ait plus, notamment avec l'opération "portable à un euro".
Après l'interview, l'intéressé va voir un collègue : "Au fait, tu sais combien d'étudiants ont un ordinateur portable ? Le jeune homme (moi) me posait la question et c'est vrai qu'on le sait pas."
Budget : 90 000 euros.
Pour le week-end de Pâques, Fred, ma chérie (from Lille), est descendue me voir. Jusqu'à mardi, je risque de m'éloigner du mulot pour me rapprocher de ma petite souris.
I'll be back.
11h, reportage. RDV 46 rue Turgot. La direction départementale de la jeunesse et des sports présente les résultats d'une étude sur l'impact socio-économique de la vie associative en Haute-Vienne. Enfin... la présentation officielle a lieu l'après midi avec délégué interministériel et tout le toutim. Mais vu que je suis tout seul et que j'ai un journal à préparer, j'évite autant que possible de me déplacer l'après midi. La déléguée départementale à la vie associative et le directeur adjoint de la jeunesse et sports m'attendent pour répondre à mes questions (notez l'incroyable prétention de la formule "m'attendent pour répondre à mes questions"). Le sujet m'intéresse d'autant plus que le réseau pour lequel je travaille est composé uniquement de radios associatives.
Les chiffres sont hallucinants. Je ne pensais pas que les associations avaient autant de poids. (2 exemples. Un quart des Haut-Viennois de plus de 15 ans sont bénévoles dans une association. 9,1 % des employés du privé sont salariés d'une association.
Problème : la recherche de financement demande plus de temps que la préparation des projets financés.
C'est justement pour ça que les radios associatives pour lesquelles je travaille se sont rapprochées. Elles ont créé deux postes : le mien et un autre pour faire rentrer de la tune en démarchant les annonceurs (administrations, collectivités territoriales, acteurs culturels, associations mais pas de privés) au nom du réseau pour leur vendre des espaces publicitaires sur l'intégralité du réseau. Et quitte à se rapprocher, autant lancer quelques projets ensemble comme le journal dont je m'occupe.
Je m'interroge sur cette idée de mutualiser les moyens pour pouvoir continuer à mener des projets. Il me semble que de plus en plus d'associations vont en venir à cette option. J'adhère au principe mais à condition de faire en sorte que chaque membre garde son identité. Malheureusement, ça me semble difficile à atteindre. Décider ensemble d'un projet commun, c'est faire des concessions et faire des concessions, quelque part, c'est participer à l'uniformisation culturelle.
J'espère que le réseau des radios associatives du Limousin saura préserver la diversité qui fait sa richesse. Je me rassure en me disant que ce réseau peut aussi devenir un support supplémentaire au service de cette diversité, un "lieu" d'échange qui peut mener à de nouveaux projets.
Je m'éloigne du clavier, me cale dans le canapé.
Je suis pensif...
J'ai trop fumé, moi, ce soir.
7h, le téléphone sonne.
"Ouais, c'est Alexandre de radio PAC. Ca marche pas ce matin. J'arrive pas a charger ton journal.
- Ah, attends je regarde (j'y connais pas grand chose mais je dis ça pour le rassurer). Internet marche ?
- Oui.
-Chez moi aussi.Ca doit venir de wanadoo. Je peux rien faire. Désolé."
Un petit coup d'oeil sur le site de wanadoo pour voir si le compte fonctionne toujours (une fois, caramail nous a coupé notre compte chez eux : ils croyaient qu'on faisait de l'échange illégal de mp3 alors que les fichiers qu'on s'échange sont des journaux). Ca fonctionne. Donc ca vient bien de wanadoo.Je me recouche.
7h10, le téléphone sonne.
"Ouais, c'est Michael de Kaolin FM. Ca marche pas ce matin. J'arrive pas à charger ton journal."
Je me rends compte que depuis le premier article, j'arrête pas de râler. Je ne me pourtant pas aigri. Ca doit être le côté défouloir du blogg (je découvre). Mais en même temps que celui qui ne s'est jamais énervé sur un ordinateur me jette le premier commentaire.
La journée semblait parfaite. Journal bouclé dans un délai raisonnable. Ce qui signifie que je peux au mieux quitter le boulot à 18h (au passage, mon studio est dans un appart HLM au quinzième étage de la tour la pus haute de la ZUP). Journée parfaite donc jusqu'à l'heure fatidique de l'envoi du journal enregistré aux autres radios du réseau via serveur FTP (via le web pour les moins nets). Evidemment, impossible de se connecter, donc de livrer le journal. Et un rencard pour un reportage qui m'attend.
Plusieurs essais infructueux. Trop tard pour le reportage. Rendez-vous râté. Pardon à Laurent Bourdelas qui répétait une lecture en soutien à Florence Aubenas au théatre de la Passerelle.
En rentrant, j'installe un logiciel FTP sur mon ordi. Dorénavant, je peux livrer le journal aux autres radios à partir de mon plumard. Je retire ce que j'ai dit à l'ordi du studio cet après-midi...
Les dimanches, je me speede pas. Je dois passer au boulot pour préparer le journal du lundi matin. J'y vais tranquillou. Ce qui est un peu relou, c'est de collecter les résultats sportifs du week-end. Faut attendre la fin des matches. Parfois la fin des autres matches de la même poule pour connaitre le classement. Et puis c'est pas toujours évident de savoir ce qui mérite d'être annoncé ou pas dans le cadre d'un journal d'infos régionales. Les rencontres de CFA 2 ? Les qualifications limousines pour les championnats de France junior de judo ? Est-ce qu'il faut continuer à parler des résultats des équipes dont on sait déjà, arithmétiquement, qu'elles ne seront ni championnes, ni relégables ? Et les résultats d'une équipe qui prétend à la montée en fédérale 2 et est en passe d'y parvenir ?
Bref, c'est le merdier.
La semaine prochaine, je vais faire un reportage sur le stage de l'équipe masculine de France espoirs de pétanque. Là au moins, je me poserais pas de question : je suis quasi-sûr que tout le monde s'en branle.

