BLOG JOURNALISME - Le quotidien d'un journaliste radio à Limoges
 
 
 

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"Et quand y a du nouveau ? Comment qu'on le sait ?"

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Y a du nouveau ?

Prénom : Alexandre
Nom : Blanc

J'ai 23 ans, diplômé de l'IUT de journalisme de Bordeaux en 2004. J'ai trouvé un travail assez vite. Au quinzième étage d'une tour HLM. Je suis journaliste à vélo. Je bosse pour un réseau de radios associatives du Limousin.

 

Petite présentation du blog

Bon, j'avais pas encore présenté le site. Vu qu'on m'a déjà contacté deux fois pour le faire. Je me suis dit que ca serait pas mal de le mettre sur le site. Voilà les réponses que j'ai données à un questionnaire d'un étudiant en master à sciences po Paris qui fait son mémoire sur les blogs de journalistes

 

Vendredi 25 mars 2005

Pour le week-end de Pâques, Fred, ma chérie (from Lille), est descendue me voir. Jusqu'à mardi, je risque de m'éloigner du mulot pour me rapprocher de ma petite souris.

I'll be back.

par Alexandre Blanc publié dans : Hors boulot
Mercredi 23 mars 2005

7h, le téléphone sonne.

"Ouais, c'est Alexandre de radio PAC. Ca marche pas ce matin. J'arrive pas a charger ton journal.

- Ah, attends je regarde (j'y connais pas grand chose mais je dis ça pour le rassurer). Internet marche ?

- Oui.

-Chez moi aussi.Ca doit venir de wanadoo. Je peux rien faire. Désolé."

Un petit coup d'oeil sur le site de wanadoo pour voir si le compte fonctionne toujours (une fois, caramail nous a coupé notre compte chez eux : ils croyaient qu'on faisait de l'échange illégal de mp3 alors que les fichiers qu'on s'échange sont des journaux). Ca fonctionne. Donc ca vient bien de wanadoo.Je me recouche.

 

7h10, le téléphone sonne.

"Ouais, c'est Michael de Kaolin FM. Ca marche pas ce matin. J'arrive pas à charger ton journal."

 

par Alexandre Blanc publié dans : Sur le vif
Mercredi 23 mars 2005

11h, reportage. RDV 46 rue Turgot. La direction départementale de la jeunesse et des sports présente les résultats d'une étude sur l'impact socio-économique de la vie associative en Haute-Vienne. Enfin... la présentation officielle a lieu l'après midi avec délégué interministériel et tout le toutim. Mais vu que je suis tout seul et que j'ai un journal à préparer, j'évite autant que possible de me déplacer l'après midi. La déléguée départementale à la vie associative et le directeur adjoint de la jeunesse et sports m'attendent pour répondre à mes questions (notez l'incroyable prétention de la formule "m'attendent pour répondre à mes questions"). Le sujet m'intéresse d'autant plus que le réseau pour lequel je travaille est composé uniquement de radios associatives.

Les chiffres sont hallucinants. Je ne pensais pas que les associations avaient autant de poids. (2 exemples. Un quart des Haut-Viennois de plus de 15 ans sont bénévoles dans une association. 9,1 % des employés du privé sont salariés d'une association.

Problème : la recherche de financement demande plus de temps que la préparation des projets financés.

C'est justement pour ça que les radios associatives pour lesquelles je travaille se sont rapprochées. Elles ont créé deux postes : le mien et un autre pour faire rentrer de la tune en démarchant les annonceurs (administrations, collectivités territoriales, acteurs culturels, associations mais pas de privés) au nom du réseau pour leur vendre des espaces publicitaires sur l'intégralité du réseau. Et quitte à se rapprocher, autant lancer quelques projets ensemble comme le journal dont je m'occupe.

Je m'interroge sur cette idée de mutualiser les moyens pour pouvoir continuer à mener des projets. Il me semble que de plus en plus d'associations vont en venir à cette option. J'adhère au principe mais à condition de faire en sorte que chaque membre garde son identité. Malheureusement, ça me semble difficile à atteindre. Décider ensemble d'un projet commun, c'est faire des concessions et faire des concessions, quelque part, c'est participer à l'uniformisation culturelle.

J'espère que le réseau des radios associatives du Limousin saura préserver la diversité qui fait sa richesse. Je me rassure en me disant que ce réseau peut aussi devenir un support supplémentaire au service de cette diversité, un "lieu" d'échange qui peut mener à de nouveaux projets.

 

 

Je m'éloigne du clavier, me cale dans le canapé.

 

Je suis pensif...

 

 

 

J'ai trop fumé, moi, ce soir.

Mardi 22 mars 2005

 

Je me rends compte que depuis le premier article, j'arrête pas de râler. Je ne me pourtant pas aigri. Ca doit être le côté défouloir du blogg (je découvre). Mais en même temps que celui qui ne s'est jamais énervé sur un ordinateur me jette le premier commentaire.

La journée semblait parfaite. Journal bouclé dans un délai raisonnable. Ce qui signifie que je peux au mieux quitter le boulot à 18h (au passage, mon studio est dans un appart HLM au quinzième étage de la tour la pus haute de la ZUP). Journée parfaite donc jusqu'à l'heure fatidique de l'envoi du journal enregistré aux autres radios du réseau via serveur FTP (via le web pour les moins nets). Evidemment, impossible de se connecter, donc de livrer le journal. Et un rencard pour un reportage qui m'attend.

Plusieurs essais infructueux. Trop tard pour le reportage. Rendez-vous râté. Pardon à Laurent Bourdelas qui répétait une lecture en soutien à Florence Aubenas au théatre de la Passerelle.

En rentrant, j'installe un logiciel FTP sur mon ordi. Dorénavant, je peux livrer le journal aux autres radios à partir de mon plumard. Je retire ce que j'ai dit à l'ordi du studio cet après-midi...

 

Mardi 22 mars 2005
Fausse manip, j'ai effacé le premier commentaire laissé sur ce site. Snif. Sachons redresser la tête et oublier cette erreur de jeunesse. Pardons Véro. Et pardon à tous nos amis belges dont je me sens très proches ce soir.
par Alexandre Blanc publié dans : Hors boulot
Lundi 21 mars 2005

Les dimanches, je me speede pas. Je dois passer au boulot pour préparer le journal du lundi matin. J'y vais tranquillou. Ce qui est un peu relou, c'est de collecter les résultats sportifs du week-end. Faut attendre la fin des matches. Parfois la fin des autres matches de la même poule pour connaitre le classement. Et puis c'est pas toujours évident de savoir ce qui mérite d'être annoncé ou pas dans le cadre d'un journal d'infos régionales. Les rencontres de CFA 2 ? Les qualifications limousines pour les championnats de France junior de judo ? Est-ce qu'il faut continuer à parler des résultats des équipes dont on sait déjà, arithmétiquement, qu'elles ne seront ni championnes, ni relégables ? Et les résultats d'une équipe qui prétend à la montée en fédérale 2 et est en passe d'y parvenir ?

Bref, c'est le merdier.

La semaine prochaine, je vais faire un reportage sur le stage de l'équipe masculine de France espoirs de pétanque. Là au moins, je me poserais pas de question : je suis quasi-sûr que tout le monde s'en branle.

 

Samedi 19 mars 2005

Putain... Seulement quatre heures passées au travail aujourd'hui. Et en plus il fait beau.

Depuis deux mois que j'occupe ce poste de journaliste, j'ai pas passé une journée sans mettre les pieds au boulot et en général j'y reste plus de quatre heures. Même les dimanches. Alors des journées comme aujourd'hui, ça se fête...

Créons un blog

par Alexandre Blanc publié dans : Hors boulot
Samedi 19 mars 2005

14h30. J'émerge. Un café et je décolle. Toujours pas remplacé la chambre à air de mon vélo... Je pars à pied.

J'ai rendez-vous pour un reportage sur un atelier slam. Frédéric Nevchehirlian, prof de français, musicien, slammeur-poète est monté de Marseille pour animer cette séance avec des associations de quartier. A l'accueil de la médiathèque, on m'indique le pole patrimoine-Limousin. Drôle d'idée pour un atelier de slam : se poser un samedi après-midi au milieu des férus d'histoire régionale venus prendre des notes sur les poètes saint-juniauds du 19ème siècle.
Quand j'arrive au pôle, la documentaliste, emballée dans un ensemble violet, celui que sa mère avait mis pour Noël 1970, m'accompagne à la porte d'une salle de réunion. J'imagine, derrière la porte, un minot en pleine inspiration, en train de retenir toute l'attention. Je me dis : "non elle va pas frapper quand même... c'est bon, vaut mieux rentrer discrètement et aller se présenter discrètement". POC ! POC ! POC ! La conne...

 

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